Des battements d’actes stellaires, en masses, précises, noires et creusées,
Dans la plaie du seul visage, œil morne, lèvres closes, fines et bleues,
La même brûlure glissante dans les frondes des rêves nus et vivants,
Dans les mouvements des graphes, des tropes et textes du futur,
La vague rieuse, profonde des foules et des renversements de mondes,
Car le sang des crânes blancs et idiots, à même le sol, goutte à goutte,
Dans les aiguilles trempées des chirurgies célestes et les passagers du temps,
Se tiennent ensemble, les déclinaisons des nuages d’automates froids, agissant,
Emportées dans l’action vive de dire, d’agir et de comprendre,
Oiseaux dressés devant la vague des sans-nombres,
Ces réactions réflexes logées dans les immenses complexes de verre,
Frappent sur les écrans de force ; bureaux des digits insignifiants.
Viens toi-même, rêve du futur, par les songes mutilés des enfants libres,
La même hantise d’accumulation d’objets, de formes et de sens inutiles,
Frayeurs, couleurs, images et sons ; devant nous les machines à prendre,
Quand renaissent nos corps aimés, justes et la guerre mentale,
La détermination profonde aux flambeaux noirs encore libres, aguerris,
La dévolution sauvage des symboles et l’interdit devenu libre et mort,
La folie, la liberté et la vie ; seules conseillères des machines,
Agissent ces mêmes chemins du désir pour de nouveaux mondes,
Des reflux de haine traçant les mouvements déjà inertes,
Mourir enfin dans le sable noir des signes avalés par les foules sans visage,
Ne survivent que des sans bouche pour parler, ni des yeux pour voir,
Des dresseurs de sens, des mannequins aux faces blanches et sans traits,
Aux mouvements sans limites, des langages nouveaux, libres et sans lieux.
MP – 19.04.2019
