La nuit approche, trouée, pleine des grands cauchemars,
où plus aucun message, parole et les armes silences,
Par les rythmes, l’espace et le temps, seront livrés,
Les masses des oiseaux noires ployées sous les vidéos drames,
Ensemble-nous levés, par les corps et âmes,
par les signaux, terminaisons électriques,
Avalant les mêmes liquides brûlant nos gorges opaques,
aux synapses-fonctions branchées, devenues égales,
La même dérivation urbaine, lente, connectée,
organisée de lignes cos-instruites dans les meutes,
branchées depuis les musiques belles, finales, sans raisons,
Des nuées de paroles muettes devenues si larges, invisibles,
les audio-créateurs marchant dans les foules muettes,
et la direction publique morte et sans buts,
il demeure des liquides si digitaux, émotions si rares,
sans contrôles, supérieurs, ni raisons,
Exclues des systèmes et conformes terreurs,
L’automate est mort. Vouloir le sens, symbole, des vies humaines,
Devenues sans psychés, ni corps-outils, ni vouloir-avoir.
Il demeure des traces utiles, sans vérifications, preuves, ni indices,
Des procédures musicales, qui ne servent rien, nulle part, ni personne,
Des nuits sans personne autre que toi, moi et le futur,
la cassure du vitrail, de la haine globale, projection des idiots-mêmes,
Terrible simplificateur ; vient par le non-traduit toujours égal,
La violence des monstres-vitres, et leurs bouches dégoût,
Sort de la crainte effigie par la seconde nature,
n’être plus qu’un instrument large, tranchant dans l’amour.
Pour toi, il y a de nouveaux mondes encore à vivre,
Des formes, des actes et des promesses à tenir,
Hors de l’enfouissement des corps dans un silence opaque,
L’effort de vivre ancré dans tes gestes à n’en plus finir.
MP – 24.03.2020
