Les crissants vêtements remplis de terminaisons noires,
La résolution longue et belle des astres fixes et froids
Percée d’un même stellaire mouvement géométrique,
A repris la sanction numéraire, la délicate et dure tension,
Une ligne d’horizon belle, unique, ténue et fragile,
Dirigée droite et partout à l’entremise des vrais et seuls courages,
Pareille aux immenses filets noirs tirés des lents songes muets,
Habillée des grands centres-terrestres figés dans l’oubli,
Brûlant par devers soi, tout le sang bleu des mers,
Vapeurs profondes et sueurs dans les abyssales nuits,
Ces boules d’énergies noires lancées près des grandes nuées,
Venues devant les êtres sensibles trouver la mort,
Quitter et réunir, revenir et fuir les continents des leurres,
Ces géographies de l’abîme partout présentes et futures,
Dont les clignotements affreux redressent les combats,
Les mêmes sutures, plaies et progressions heurtées,
Tout près bat le cœur du secret, de l’être vivant fragile,
La terreur figée dans ses yeux, et le battement du pouls,
Devant la fin et l’effacement hantées, de sa silhouette,
Humain et fantômes, braises et machines unifiées.
MP – 23012019
