L’enfance, l’été

Les feuillages doux tintent sur le chapiteau,
Des balayages suaves suintent des comètes,
À la pointe des marées de vagues, se déplace,
L’eau du large qui ressent la fraîcheur du sel,
Qui broie et tue les pieds du lourd molosse,
Trempés de mares, brûlés aux goémons.

La dentelure d’écume aux abords des rivages,
La mâchoire de la brume qui tombe
Sur les ajoncs piquants derrière la nuque.
Il y avait une sonde, fait du silence des reines,
Qui pénétrait le cri sans secousse ni arrêts.

Des froids de mer meurent, à l’intérieur des vases,
Élancées et courbes saillant de milles feux,
Dont les pointes rayées de la lumière du phare
Jaillissent à l’ombre des ailes sauvages ;
Aux fantômes que disperse la course des nuages,
Rendus tout près du point d’observatoire,

Visite folle grevée d’un lent chemin,
Toujours est venue me prendre les yeux,
Gagnantes de la plaie noire, les mains d’obscurité,
Tâtonnent à la montée des marches grises,
Deux clous de fer rouillent dans le paysage,
L’huile brûlante des peintres très vieux,
S’est remué dans le ventre du sable,

Nous étions enfants, parcourus du lent travail,
Juste nés du sang des méduses rares ;
Se levaient alors, les abysses à nos pieds,
Que les souvenirs las de la borne d’infini,
Frappaient d’échos et de lointaines distances,
Des habitations saignent et glissent sans fin,
Qui traçaient la ligne d’horizon dans nos mains.

Des cortex d’appareils emmurent des visions,
Toujours bat dans la valve des eaux mouvantes,
Le battement des poissons-lunes remplis de grisailles,
Trépigne sous les grands obstacles posés sur la mer.
Souviens-toi encore du temps qu’il reste sans faillir,
Plongeur des cercles d’eaux grises, oublie la terre.

MP – 13052020

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