Je t’aperçois dans la nuit au loin, ta silhouette de matières,
peaux translucides vitrifiées par le même orage,
avalées par les nuages d’une obscure force mentale,
dont les linéaments solides espèrent par devers toi.
Marche devant cette ombre grande, fébrile, transpercée,
toi qui enveloppe dans la blancheur de tes seins,
par une grande douceur, la terrible complexité.
Espère encore en nous ; légèreté, fragilité et cendres.
Il ne reste rien du passé ; à peine une solitude d’étoiles,
pour revenir doucement terminer mon sang,
que tu bois maintenant dans nos ventres ouverts,
il ne reste rien du futur ; à peine une fixe éternité.
Par nos visages et nos cheveux emmêlés,
l’horizon ne sera plus jamais muet.
Ne vivant que des gestes fébriles et fantômes,
par ce chemin, tu peux vivre enfin libre,
avec moi et nous autres qui t’aimons.
Je sais comment venir ici, près du sable et des nuages,
bercés par les feuillages doux de tes mains.
Si douces et peureuses par le passé figé,
qu’elles n’osent nous toucher.
MP – 07/01/2020
