Lawren Harris, Abstract n°7, 1939
Formes organiques, fières et vitales,
formes d’abord libres et non figées,
perles de tes yeux-vagues d’océans,
mon sang d’écriture qui bouillonne,
et la plaine des sons devenue immense …
J’ai devant moi, les nuages difformes,
l’éclaircie lumineuse de ton visage
une forme vivante toute proche,
celui qui guide à tout sens,
et hors des mondes figés …
Libres de tous les mouvements,
par la seule volonté du futur,
Ferme, entière et solide,
tes yeux intégrés aux géométries,
qui nous amènent plus loin encore …
Dans le tissu sombre du manteau de certitudes,
tu voyages au milieu du rien naissant,
devenir sa propre existence,
au travers de nous autres, blessés …
Accomplir l’achevé abstrait de l’acte-monde parfait.
Tu peux croire en la joie, l’expérience, la liberté
et en l’amour libre des mots d’infinis,
devenir soi même, un autre rêvé,
croire pour aimer et montrer le sel de notre futur,
croire en l’espérance pour ne plus souffrir …
J’ai le sens charnel de nos souvenirs et des corps vivants,
l’impression brutale de redevenir « Nous »,
leurs expériences qu’impriment les gestes et les paroles,
dans les habits rouge sangs de nos échanges ;
par delà le sommeil des formes – monstres.
MP – 10022020
