L’Espérance

Formes organiques, fières et vitales,
de tes yeux-vagues d’océans,
mon sang d’écume qui bouillonne,
et la plaine des sons devenue immense,

J’ai devant les nuages difformes,
l’éclaircie lumineuse de ton visage
Celui qui guide à tout sens,
et hors des mondes figés,

Libre de tous les mouvements,
par la seule volonté du futur,
Ferme, entière et solide,
qui nous amène plus loin encore,

Dans le tissu sombre du manteau de certitudes,
Devenir sa propre existence,
au travers de nous autres, blessés,
Accomplir l’achevé de l’acte-monde parfait,

Tu peux croire en la joie, la liberté…
et en l’amour libre des mots d’infinis,
Croire pour aimer et montrer le sel de notre futur,
Croire pour ne plus souffrir,

J’ai le sens charnel de nos souvenirs et des corps vivants,
Leur expérience qu’impriment les gestes et les paroles,
Dans les habits rouge-sang de nos échanges,
par delà le sommeil des monstres.

MP – 10022020

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *