Le Rêve

Vérifier les armes des grandes exhibitions,

ses gestes capturés par les foules opaques, 

Dans un espace muet, lent, où les lèvres scellent les secrets.

Des procéduriers ferraillent à la discipline de mort,

aux barreaux liquides injectés par nos veines,

 fers exsangues, lèvres, terres de cendres et de feu, 

pénètrent tout le sang bleu des réseaux. 

Il reste ton beau et fragile visage de fantôme,

Aux expressifs vivants, plongés dans mes yeux,

Une image d’ordre et de flamme, alignée sur les vies,

Une espérance moite, liquide qui veut la fin, 

qui va devant nous, loin ; atteindre le sens des choses.

Quel sorte d’être suis-je si aucun Autre n’est venu ici ?

Par devers nous se tient la volonté noire de l’acier,

qui traverse nos mouvements, craintes et désirs, dans l’espoir,

de lire ma mémoire vivante, l’action future et la mer d’infinie.

Il n y’a que le drap blanc du silence et toi,

Un bonheur délicat, rêvé aux grands dépliages ouverts,

Ces continents de signes-symboles peut-être disparus à jamais,

Ce rêve de l’expression non valide, qui agit.

MP – 02032020 

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