Les actes stellaires lancés près des bouches bées,
là se déplacent les animaux, au creux du mouvement,
travaillant sur les chaines de montages affreuses.
Dans les exhibitions de voix neurales, inhumaines,
dans l’espace de fer, d’or et de sang.
Les ombres jetées en parallèles,
sont pareilles à la nature belle et rêveuse.
Pour cette impression d’agir sensible, commune,
sans nul doute, ce qui vient terrifie,
le « non » prononcé devant la vie plurielle,
libre et foisonnante, cette foule des humains.
Les musiques sérielles des automates,
et la disparition des ordres anciens,
devant l’organisation violente, inefficiente,
quand les animaux domptés viennent
fabriquer les non-sens mort-nés et la guerre.
Les veilleurs des gestes humains
sur l’acte de création libre, sans attache.
Toujours réagir seul, sans réflexe,
aucun, dans la lucide attention.
Lumières, destins et forces noués
dans l’habillage céleste de nos corps,
par une même douleur de l’absence.
Par le regard divin passé sur le fil-horizon,
Plongé dans le cœur granitique,
nous, gardiens et gardiennes des puissances.
La ligne et le son tenaces,
par où s’évadent les prisons.
MP
17022020
