« Democratic advance, therefore, has always been in the direction of breaking down the social barriers and vested privileges which have kept men from finding the common denominators of conflicting interests which have been at war with each other, because they have been incommensurable.
The same democratic assumption in the relation of nations insists that there are no irreconcilable conflicts between peoples if only there is adequate opportunity for bringing these conflicting interests in deliberative contact with each other, backed by a public opinion that enforces a thrashing out of the questions, before resort is had to force.
It is the laboring masses of all communities that are more interested in the assertion of this democratic assumption than the vested interests. In war they suffer most and profit least. They have more at stake, for they are the beneficiaries of every democratic advance, and no advance can be of such importance as that which dispossesses autocracy of its last hold on militarism. »G.H. Mead, « Democracy’s Issue’s in the World War » in « Chicago Herald, August 4, 1917 », [extract from the Mead Project].
Attributed to Lampridio Giovanardi, 1811–1878, Anthropomorphic or Posture Master Alphabet, ca. 1860.
– mentalité totalitaire et dissidence cognitive –
Ils plastronnent sur les estrades numériques et électriques,
les faiseurs de néants, les rois du nécro spectacle,
et leur langue de pierre est sombre, lâche et si dévastée …
Elle transite via des macro phones, des mini désastres …
Tout autour d’eux se maintiennent les décorums,
les arènes numériques, là où combattent les pieuvres,
les mafias mondes dont les directions mortes fixent l’horizon,
installent des murs de projection, des rêves obligatoires,
qu’il faudra pour vivre, désirer dans son propre sommeil,
l’esthétique de leur monde ne ressemble à rien,
la force contre le droit, la morale monolithique, surplombante,
et l’arrogance de se croire tout permis, tout naturel,
la défense des forts contre les faibles,
la haine de la liberté, le rejet de la solidarité,
l’ironie prise comme une ennemie du pouvoir …
Il faut bien voir leurs absences inouïes de visages,
leurs expressions annulées ou effacées de l’image souvenir,
le récit collectif vidé de toutes expériences vécues et réelles,
et le monde artificiel et vide, dans lequel ils survivent,
n’a rien de comparable, est historiquement nul …
C’est une médiacratie dont l’importance du projet d’emprise est la règle ; il consiste à bâtir des murs et des prisons adaptées, à creuser des territoires négatifs, des blancs de la mémoire. Celles-là et ceux-ci qui vivent à l’intérieur, informent des traces psychologiques toujours utiles pour le pouvoir, recommandent des types de comportements, montrent les erreurs, car le pouvoir réticulaire et vertical, ici et maintenant, est partout, il suinte du corps de la jeune femme torturée, il glisse des yeux du jeune enfant pris de honte, à l’idée de dénoncer pour pouvoir se nourrir,
les vidéo-drames qui surgissent dans la mer des réseaux, à tout moments, maintiennent le présent du pouvoir, fixe, ultime et total, celui qui s’insinue dans chaque dialogue, chaque mode de justification, cet art de la censure invisible, de la négation des différences, la société détruite ressemble à une série d’épaves, des cultures de ruines, la socialité de base ; le premier contact sensible résiste pourtant, mais il fait face aux surveillants guides, aux psycho-maniaques, aux images hallucinées du contrôle électronique et de la démesure … Le pouvoir total et ses formes pensées sont des bio destructions, les effacements des histoires, des raisons d’agir et d’espérer, des habilités de formes qui ferment l’avenir dans le présent fascinant, l’instant éternel du pouvoir, la hiérarchie des forces impressives, et l’extraction des ressources d’une Nature méprisée …
Ah humaine nature, énigme des temps présents,
que n’as tu pas déjà figé le temps de ta propre perdition,
dans le vacarme terrible du réseau informatique, le monde total, abstrait, intégré, qui prends chaque être vivant comme un unique terminal connecté, et qui refuse l’évidence de la vie, de la naissance à la mort ; l’étrange dissidence cognitive viendra te détruire, te démettre, te dissoudre, en tant que contre-force, pluralité, contre-utopie, passion folle du négatif, espérances des formes enviées, raisons divines et sans restes, amour des corps faibles, beaux, unifiés dans l’espace et le temps des étoiles, soin des âmes différentes, vulnérables, accords dans des langages sensibles ; hétérogènes et créativités, seront les mots divins, les fils des astres lumineux,
et le désir du monde libre est le désir de la faiblesse puissance ;
elle ne s’arrête jamais, elle remonte dans la respiration des masses.
MP – 01052025
