Capitalisme et enfermement

Le capitalisme « ego-cognitif » accentue la séparation des individus entre eux et entre eux et la réalité sociale. Par ce verrou qu’il place sur la conscience individuelle, ce système capitaliste fait que le soi est privé de ses capacités à se mettre à la place des autres.

Dans cette forteresse imprenable de l’Ego, il est difficile d’atteindre et de comprendre un autre que soi. Ainsi tant par l’isolement des individus dans leurs fameuses responsabilités que par le diktat de l’incommunicabilité de leurs expériences vécues, le capitalisme « ego-cognitif » poursuit la destruction de nos liens directs à la réalité sociale et au monde naturel.

Dans ce monde d’accumulation de forces cognitives et productives « fétichisées » et de séparation des groupes en unité « x » isolables et performantes, l’individu cannibalisé n’est jamais que le dépositaire d’une causalité aberrante et fictive. Faire sauter ce verrou d’une conscience de soi claquemurée dans sa forteresse, c’est faire œuvre de libération, de sagesse et de changement.


Fragments d’un monde détruit – 2

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