Le sommeil

Un chat blanc tâtonne près du portail,
D’une patte de craie, douce et agile,
Le soleil revêt les coupures d’écaille,
De sa caresse presque immobile,

La maison est remontée sur la dune,
Pour voir l’océan et sa demeure vaine,
Cette brise d’eau étale en ces lieux dénués de lunes,
Goutte d’un humide désert, balayé par la rose,
Coule à l’infini dans la poitrine du monde.

Les murs, ici, ne laissent pas filtrer la lumière,
Seuls s’effritent en petits fragments de nacre,
Seulement quand il fait froid, après minuit,
Et que vient jouer la toile aux filins de soie,
Une musique de seigles amers et de solitude.

Quelle est cette lente nuée, qui de toutes fins a pris le mouvement ?
Cette musaraigne aux bonds rapides, qu’étouffait la respiration du dormeur ?
Il n’y a rien au milieu des pièces fraîches,
Que l’appel qui gît au centre du visage
Dont le tranchant s’arme de patience.

MP – 12/09/2019

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