Imagosa

La ronde habillée des véhicules rapides, et sans pilotes,
jetés sur les circuits grevés de milles feux d’or et de sang,
Aux frontières de sel, des machines fantômes,
la chaire blanche et divine, devenue exsangue coulent,
Au devant des nuées d’orages bleues et noires,

Il y a le son et le script perclus d’obscurité sans présences,
Devant qui s’attendent les forces brutales, à l’exécution froide,
L’immense obscurité happe les lumières près des bouches,
Par la fracturation des crânes des séquentiels signaux,
Vient s’agiter les foules d’enfants ramassées sur le papier,

Les masses d’insectes réglées aux processus sans fins,
Remontées dans la cassure nette des procès articulés,
Ne tenir pour fonction précise que la somme des hasards,
La rencontre de l’instant pur ; une merveille spontanée,
Nos yeux d’opales aux plaques photosensibles,

Une ligne de coordination pure, sans forces,
A saisie toutes les bêtes, les êtres et les machines réticulaires,
Le clignotement des aléas, des minutes creuses, et des paradoxes,
Devant qui s’agitent les oiseaux criants et piquants les têtes folles,
Pareils démons près des verres pilés, bus, devenus sourds,

Les tribunitiens du discours avalés dans un vide immense,
Figent les anciens mondes à force de systèmes,
Sans pénétrer plus loin l’horizon des vastes puissances,
Par l’agissement des contacts, des prestiges et des astres,
nous parviennent le son des choix vides, exacts, inutiles.

MP – 06042019

Publié une première fois dans « Les Nouveaux Cahiers pour la folie », n°11, Octobre 2020, Éditions EPEL.

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