Nous construisons l’interactivité distante/proche entre les individus par intercommunication des espaces-temps virtuels/réels en produisant les ressources de base d’une communauté de vie. La notion de « biosphère coopérative » implique ainsi différentes typologies de flux de communication et une double transmission du sens par « bottom up » [bas / haut] et « top down » [haut / bas] qui correspondent à la pénétration du « glocal » [local / global] dans l’expérience concrète de la communication.
Un certain type de paysage mental d’accueil et de coopération de perspectives qui coexistent dans les gestes significatifs des coopérants aligne leurs styles de conduite au travers des inter-actes et des objets à l’intérieur d’un champs nouveau de réponses. La double transmission du sens, verticale et horizontale, implique une expérience trans-relationnelle du temps vécu et une appropriation de l’espace par l’expérience du contact.
La critique pragmatiste de l’unification forcée des sociétés par l’uniformité des conduites individuelles demande un nouvel ancrage coopératif des psycho-praticiens, et ingénieurs de l’action commune. Par des interactions concrètes, des Institutions nouvelles, et des espaces sociaux mixtes – virtuels/réels // distants/proches // morts/vivants – élaborer des stratégies d’émancipation des individus au travers d’un meilleur contrôle politique des interactions collectives devient possible.
Nous pouvons ainsi construire une nouvelle psychologie politique – une praxéologie – sur la base d’une stratégie d’émancipation globale des individus ; le contexte social nouveau de l’interaction instaure la possibilité d’une libération des individus-soi par la provocation d’attitudes éthiques universelles [prendre soin, aider, aimer, être en empathie, secourir] dans l’espace-temps devenu commun.
[virtuel/réel – distant/proche – morts/vivants]
Fragments d’un monde détruit – 5
