Guerre mentale

Acquérir une liberté de sujet politique revient à comprendre ses relations à des lieux et des temps à soi et ressentir ses propres capacités réflexives et expressives. Cette autodétermination du soi nécessite une réelle disponibilité expressive dans l’espace-temps du discours et de la communication.

Des formes d’ancrage de l’interaction soi-monde dans un système social et par des dispositifs socio-techniques peuvent être construites à l’intérieur d’une relation d’assujettissement des agents humains et non-humains à des formes de communication tyrannique.

Une fétichisation des produits de l’Esprit i.e. des relations magiques aux objets de la pensée éthérée, flottante, désincarnée entraîne une possible absence de corporéité, une instrumentation du corps au sein d’un vieux dualisme esprit/corps. L’âme comme prison douloureuse du corps est ainsi caractéristique des politiques de domination symbolique.

Ces technologies psycho-politiques de l’assujettissement aboutissent à nier, instrumenter et aliéner les corps des individus hors de leurs propres raisons d’agir, hors d’une expérience démocratique et réelle du commun.

Fragments d’un monde détruit – 4

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